Quand elles me courent sur le fil, je cours!

Ces derniers temps, j’ai répété une expérience que je voudrais partager avec vous et, qui sait, que vous pourrez peut-être répéter vous-même.

Imaginez une journée avec vos enfants adorés qui ont un besoin d’attention phénoménal. Maman regarde ! Maman t’as vu ? Dis pourquoi… ? A 10h, ils font du découpage et du coloriage qui laissent des petits morceaux de papiers sur le tapis et des traces colorées sur le mur. A 11h, vous les sortez à la place de jeu de l’autre côté de la ville, celle-qui-est-drôlement-mieux-tu-sais-Maman. Mais ce matin-là, à peine arrivés, ils ne sont plus motivés et demandent juste la balançoire alors que vous espériez qu’ils se défoulent un bon coup, pour qu’ils soient calmes ensuite. Mais à 13h, ils se battent entre eux. A 14h, ils concourent pour savoir qui crient le plus fort (vous espérez que les voisins ne sont pas là). A 15h, ils jouent tranquillement avec l’eau du lavabo (ah enfin un moment tranquille, je vais pouvoir mettre une lessive), mais c’est pour mieux éponger la salle de bain qui s’est transformée en pataugeoire. A 16h, ils font des pirouettes en sautant sur le canapé depuis le bureau (je n’invente rien !). A 17h, petite sœur est attirée sur le lit à étage et risque de passer en bas. Dire que vous espériez ce moment pour avancer à ce boulot que vous vous êtes dit que vous arriveriez quand même à faire aujourd’hui. Et au moment où vous préparez le souper, vos enfants transforment les casseroles en batterie….Là, vous sentez votre calme s’évanouir. Vous n’avez qu’une envie, c’est que tout ça s’arrête, vous êtes à bout et vous auriez presque envie de prendre l’un pour frapper l’autre pour que tout ceci cesse ! (J’ai bien dit presque envie :-)). Vous vous entendez hurler plus fort qu’eux et vociférer les menaces que vous vous étiez jurées de ne pas dire, parce qu’elles ne sont pas bienveillantes du tout. Vous vous en voulez.

Est-ce un petit peu familier ? Parfois?

Alors maintenant, quand j’en suis à ce stade, j’enfile baskets et T-shirt, j’installe les filles à table, je regarde ma montre toutes les 30 secondes, j’écoute le bruit salvateur de la porte qui s’ouvre et au moment où mon Fabuleux entre dans l’appartement, je lui dis: « Tchô je vais courir ! » Et c’est parti ! Après 15 min d’une basket qui court après l’autre, je vois ma journée très différemment. Mais le moment magique, c’est en revenant à la maison. Les enfants sont toujours aussi éprouvants pour les nerfs, mais vous savez quoi ? Ça ne m’énerve plus ! J’ai beau constater que la situation à la maison n’a pas changé, l’effet sur moi n’est plus du tout le même ! A ma plus grand surprise, j’arrive à leur répondre calmement, à sourire et rigoler avec elles. Et même à trouver les outils bienveillants qu’il faut à ce moment-là ! Moi la furie de tout à l’heure ! Suis-je bien moi-même ? C’est trop bizarre, qu’est-ce qu’il m’est arrivé ?

Alors je me suis renseignée….ah oui c’est bel est bien d’être allé courir ! L’activité physique, ça été démontré par des études et des méta-études, a une influence positive sur la santé mentale ! Il a été constaté que l’activité physique régulière améliore le sentiment de compétence et l’estime de soi, ainsi que les affects comme l’humeur, le bien-être, l’anxiété et la dépression. En plus, ça vous permet d’avoir de meilleures performances cognitives comme la mémoire, le temps de réaction, la résolution de problème et la concentration. En fait, déjà 20 minutes d’activité physique modérée soit l’équivalent d’une marche rapide et d’un léger essoufflement produit un effet psychologique positif qui peut durer entre deux et sept heures. Pour les non sportifs, disons clairement que l’activité physique n’est pas la seule manière de gérer le stress. Il y a la cohérence cardiaque, la méditation, et plein d’autres choses encore.

La prochaine fois que vous essayerez d’être dans la bienveillance et la communication positive, mais que vos nerfs et votre fatigue mentale vous en empêcheront, vous aurez peut-être envie de faire comme moi ?

N’hésitez pas à me dire, en commentaire à cet article, quel est votre coup de baguette magique à vous.

Photo: © creativecommonsstockphotos – Dreamstime.com

2 réflexions sur “Quand elles me courent sur le fil, je cours!

  1. Mouron Marie-Clémence dit :

    Hello Laure,
    C’est tellement sage de prendre ses baskets et d’aller courir. Je n’ai pas d’enfants mais lorsque j’en ai trop de quelque chose ou que je me dis que je n’arrive pas à gérer mon mental face à une situation – je vais dehors pour courir ou faire du jardin. C’est une forme de prise de refuge qui permet d’interrompre le flux de pensées sur ce qui ne va pas…
    Je pratique également la méditation et le Lu Jong – deux autres moyens de faire le vide.
    Bons messages,
    Marie-Clémence

  2. Angelilie dit :

    J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir.

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